Le type d'éperons en Terre Sainte à la fin du XIIIième siècle:
Les formes d'éperons à la fin du XIII ième en terre sainte :

Une des meilleures source concernant ce type de recherche est bien sûr les pièces de fouilles. En terre sainte le musée Rockefeller regroupe nombre de pièces intéressantes, mais celui-ci n'offre qu'un accès limité à ses collections...

Nous allons donc nous tourner vers les pièces disponible pour cette période dans le reste de l'europe chrétienne. En effet, les croisés sont constament ravitaillé en matériel européen, et on retrouve beaucoup de matériel anglais, français et germanique sur le sol de la Terre Sainte.
L'équipement typique du croisé est souvent un mélange de ces pièces d'équipement et d'un peu de matériel arabe (comme les armures des forges de Damas, très réputée à l'époque par exemple) Les conditions climatiques et le terrain particulier de terre sainte ont dicté une partie des choix en termes d'équipement, mais on a constaté que durant toute les croisades, l'équipement militaire restait fort semblable à celui utilisé en europe.(source : L'ADAPTATION TECHNIQUE ET TACTIQUE DU COMBATTANT FRANC À L'ENVIRONNEMENT PROCHE-ORIENTAL À L'ÉPOQUE DES CROISADES (1190-1291) par Frédéric ARNAL (doctorant en histoire médiévale, Université Paul-Valéry/Montpellier III)


Nous allons donc consulter les différentes formes pour cette période :
Pièces Germaniques
On voit progressivement apparaitre d'autres formes que la traditionelle pointe en diament.
Des pointes courtes et arrondies ou des prémices des roues à plusieures pointes , mais en modèle de roues fixes (3-5 pointes). Ces modèles de roues fort petites portées par une tige très courte sont peut-être les toutes premières roues mobiles, comme le modèle reconstitué par l'excelent forgeron de La Forge du Dragon.
(source : pièces de fouilles Strong Collection Germany)


On retrouve en Angleterre et en Irlande les modèles à pointes courtes et arrondies
(voir john d'abernon pour les anglais : son gisant est représenté avec ses éperons
et les fouilles de Templeteenaun pour l'irlande)


Maciejowski nous offre un aperçu de l'équipement français
pour une période intermédiaire (mi XIII ième) , Maciejoski nous montre les trois formes (pointes courtes et arrondies et pointes diaments très présentes) mais un seul exemple de roues à plusieures pointes (il est d'ailleurs très difficle de dire si la roue est fixe ou non)

On peut donc supposer que les modèles à pointes en diaments et à pointes dotées d'une boule sont des formes plus anciennes, qui perdurent au XIII ième siècle, mais que deux nouvelles formes font leurs apparition : des pointes plus courtes et arrondies ainsi que des modèles qui présentent plusieures pointes au bout d'une tige, sans doute prémices des éperons à roues mobiles que l'on connait pour des périodes plus tardives du XIV ième et XV ième siècle.
Cet article sera prochainement illustré
John d'Abernon II - 1277

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